Présentation de l??ouvrage de Richet Isabelle, La religion aux Etats-Unis, Paris, PUF, 2001, 127 p.

L??extrême variété du paysage religieux américain défie toute description, et à fortiori toute définition. Le religieux aux  Etats-Unis, de ce fait, se distingue des autres sociétés occidentales par sa complexité, sa diversité et sa vigueur mais aussi par sa capacité à s??adapter et à se transformer.  Dans ce cadre, de nombreux sociologues n??hésitent pas à qualifier le religieux américain d??exceptionnel[1].
Ainsi cet «exceptionnalisme religieux américain» peut être  attribué, selon nos lectures, à cinq types de facteurs :

I- Une religion pluraliste

Les Etats-Unis se distinguent des autres démocraties par un pluralisme religieux abondant, qui explique pour une grande part, la persistance du religieux dans la société américaine. Ce pluralisme religieux  remonte en réalité aux origines des ?tats-Unis.  Il trouve son origine  dans le processus de conquête de l??Amérique du Nord qui met en présence trois cultures : amérindienne, européenne et africaine. La colonisation anglaise est dominée par le protestantisme, mais c??est un protestantisme divisé entre l??Eglise anglicane et les différents groupes de dissenters[2] .  En effet, si nous savons que les ?tats-Unis sont une émanation de colonies britanniques, il est moins connu que ces derniÚres étaient de deux sortes :

– les colonies de la Couronne, où l’Eglise anglicane était proclamée Eglise officielle. La premiÚre colonie a été établie par des marchants à Jamestown en 1607[3]. Ces jeunes marchants s??efforçaient de reproduire la société anglaise. Ainsi l??Eglise anglicane jouissait, dés 1926, d??un statut officiel dans la colonie.

– les colonies fondées par des puritains ayant quitté l’Europe à la recherche d’un mode de vie plus conforme à ce qu’ils considéraient être les exigences divines[4]. Ces puritains se sont rapidement séparés en plusieurs groupes en raison de leurs divergences concernant les exigences divines ou les modalités de leur mise en ?uvre.

TrÚs vite l??Amérique du Nord apparaît comme un refuge pour de nombreux européens, chassés par la pauvreté ou la persécution religieuse, et l??immigration devient ainsi  vite une autre source de pluralisme jusqu??à ce jour. 850 000 personnes émigrent dans le nouveau Monde jusqu??à la veille de la révolution, deux tiers venant d??Europe, un tiers amené par le commerce d??esclaves africains[5].

C??est alors que le pluralisme s’est trouvé accentué au fil des vagues successives d’immigration. Entre 1840 et 1960 le nouveau monde accueillit 55 millions d??immigrés[6]. L’arrivée d’importantes vagues d’immigration irlandaise, italienne et sud-américaine a constamment renforcé la présence de la religion catholique, mais  il faut également mentionner que les religions issues de l’immigration asiatique, africaine (esclaves qui ont conservé leur religion), ou même européenne (les immigrés européens ne sont pas forcement catholiques, ce sont des protestant, juifs, ou d??autres religions), trouveront place dans ce pays  dont le Bill of Rights [7]garantit la liberté religieuse. 

Aussi la division interne des différentes églises, sous l??influence de processus diversifiés d??adaptation à leur nouvel environnement, contribue également à la pluralité de l??expérience religieuse américaine. A titre d??exemple, nous pouvons citer le protestantisme, dont les principales églises se fracturent, dÚs 1845, sur  la question de l??esclavage[8].  Sachant que convictions et  pratiques religieuses sont du domaine du sacré, dont la rationalité dépasse le cogito ; la diversité religieuse pouvait être une menace pour la paix sociale dans ce pays. Mais ce pluralisme religieux  a entraîné les Américains à être plus tolérants et plus ouverts sur eux-mêmes et sur le monde grâce aux multiples choix culturels et religieux offerts grâce à la compétition entre les différentes congrégations et paroisses.  Il y a en effet une trÚs grande variété de choix et de concurrence entre les différentes églises, religions, cultes ou sectes présentes, chacune cherchant à attirer le plus d??adeptes possibles.

En guise de conclusion, un pays doté de deux cent trente confessions différentes, ou denomination[9] , pour reprendre le terme américain,  il nous amÚne à déduire qu??il est un pays dont sa religion est pluraliste.

II- Une religion individuelle

Depuis les origines, la religion américaine est marquée par un fort individualisme. «Individualisation» a d??abord ici un sens libéral, relativiste : c??est la possibilité de choisir sur le «marché» des biens religieux et de sélectionner son type d??appartenance, de croyance et de pratique. C??est autrement la réinterprétation individualiste de la foi, de son contenu et de ses obligations par les croyants[10].

Le protestantisme qui est à son origine, une révolte contre la médiation cléricale entre le croyant et Dieu telle qu??elle existe au sein de l??Eglise catholique implique une démarche personnelle par laquelle le croyant cherche à découvrir en lui, les signes de la grâce divine. Il affirme également que chaque individu est capable d??interpréter les écritures qui sont la source absolue de l??autorité religieuse[11]. Ainsi tout croyant peut vivre sa spiritualité individuellement. 

Les Etats-Unis connaissent la sécularisation avec les courants rationalistes des lumiÚres. Ces derniers influents, parmi les élites protestantes de Nouvelle-Angleterre et de Virginie, encouragent   l??individualisme  en matiÚre de quête spirituelle. Dans cette quête l??individu ne peut compter que sur lui-même. Emerson prêchait  une religion individuelle et rejetait toute forme de tradition. Il cherchait une divinité intime: «Je dois trouver la vérité en moi ou, la rejeter[12]».  Thomas Jefferson proclamait : «je suis une secte à moi tout seul». Tom Paine affirme : «Mon esprit est mon Eglise»[13]. Le théologien Reinhold Niebuhr  affirmait que l??égocentrisme spirituel, qui met « le Moi à la place de la Croix », c??est lui qui séduit la masse des croyants[14] .

Max Weber affirme que les  conditions matérielles  ont des effets concrets sur l??éthique religieuse, même si cette interdépendance n??est pas une loi en soi[15]. Ainsi, l??aspect individuel  de la religion aux Etats-Unis se nourrit, dans la seconde moitié du XIXe siÚcle, de l??individualisme économique. La richesse matérielle  n??avait  aucune légitimité propre mais devait être une façon pour  le fidÚle de s??approcher de Dieu. Au XIXe siÚcle, elle devient vite une fin en soi, participant de la recherche du bien-être ici bas. Les prédicateurs évangéliques ne découragent pas cette tendance. Tocqueville note ainsi, lors de son voyage aux Etats-Unis au début des années 1830, qu??«il est souvent difficile de savoir, en les écoutant, si l??objet
principal de la religion est de procurer l??éternelle félicité dans l??autre monde ou le bien-?tre en celui-ci »[16].

Ces formes de religiosités individuelles s??accentuent fortement sous l??effet, d??une part, de l??éducation de masse et la diffusion des médias culturels puis, d??autre part, du progrÚs de la science et de la médecine. Ces éléments, non seulement, renforcent toute démarche personnelle en permettant au croyant  de découvrir les signes de la grâce divine en lui et, en affirmant également que chaque individu est capable d??interpréter les écritures qui sont la source absolue de l??autorité religieuse. Mais elles mÚnent à une redéfinition de l??objet même de la religion, qui est de plus en plus  présentée comme un moyen d??accomplissement de soi.

Les croyants américains ont inventé de nouvelles formes religieuses mieux adaptées à leurs circonstances changeantes et à leur économie de marché. Dans une société mobile et pluraliste, il leur fallait une religion accessible sans contrainte et diversifiée,  une religion qui leur apporte, dans le domaine spirituel, le confort qu??ils connaissent désormais dans le domaine matériel. Le prédicateur Norman Vincent Peale qui invente la « pensée positive », dans son ouvrage le plus célÚbre, The power of Positive Thinking (1952), épouse la culture de succÚs et de l??accomplissement de soi et présente la religion comme le moyen le plus efficace pour atteindre ces objectifs[17]. D??autres prédicateurs, dans d??autres confessions, présentaient leurs textes sacrés comme des manuels permettant à l??individu de prendre contrÎle de sa vie, tels l??évêque catholique Fulton j. Sheen et le rabbin réformé Josuah Liebman[18].

Alors que la religion aux Etats-Unis est caractérisée d??individuelle, les différents groupes religieux  ne sont pas discrets dans l??espace public et ne se limitent pas dans leurs interventions à leur sphÚre spécifique. Le religieux jouera un rÎle important dans la construction de la démocratie aux Etats-Unis, à tel point qu??on confondra valeurs démocratiques républicaines et valeurs religieuses (« Les Américains confondent si complÚtement dans leur esprit le christianisme et la liberté, qu??il est presque impossible de leur faire concevoir l??un sans l??autre?»[19], ainsi la religion dans ce pays sera nommée une religion nationaliste.

III- Religion nationaliste

AprÚs avoir constaté que la religion aux Etats-Unis est dotée d??un caractÚre Pluraliste et individualiste, on se penchera, dans ce paragraphe, sur son caractÚre nationaliste. Les premiers colons anglais  alliaient  entre autorité religieuse et autorité civile, étant convaincus que la stabilité de l??ordre social dépend de l??uniformité des valeurs qui le sous-tendent. TrÚs vite cette vision entre en tension avec le pluralisme croissant. Ainsi, la création de la république laïque force une nouvelle conceptualisation des rapports entre religion et nation.

La référence à Dieu, comme facteur d??unité, est trÚs présente chez les américains, malgré que la constitution ne fait référence à la religion qu??une seule fois, et de façon négative, en affirmant, dans son article VI, que l??accÚs au politique ne saurait dépendre  des croyances  de l??individu. Les  Américains croient que la loi divine doit gouverner le pouvoir civil comme le pouvoir religieux, même si ceci est officiellement séparé. Comment ceci peut être réalisé au sein d??une république laïque ?

L??absence de référence à la religion dans la constitution était un point critique lors du débat de ratification dans les conventions des Etats, alors un texte originel était ajouté à la constitution : un Bill of Rights (déclaration des droits)[20] . AprÚs les discussions, la constitution  n??affirme pas explicitement la liberté de conscience, mais elle ne conçoit pas non plus  l??établissement dans le sens étroit de reconnaissance officielle d??une église mais accorde un statut privilégié à la religion. Ainsi  la vision des pÚres fondateurs est la suivante : ce n??est pas  l??Etat qui produit des citoyens religieux, mais ce sont les citoyens religieux (indépendants) qui contribuent à préserver la démocratie. La religion  joue un  rÎle important, mais dans la sphÚre privée. AprÚs la guerre civile, les dénominations s??efforcent de réintroduire Dieu dans la constitution, attribuant la guerre au «péché originel» de cette nation sans Dieu[21].

La participation des églises, en tant que telles, dans la guerre  de l??indépendance ouvre, de nouveau, le débat sur leur rapport à la République. En déplaçant la transcendance vers l??accomplissement de soi dans l??ici-bas, les églises participaient à la sacralisation de l??expérience américaine, «Dieu ne peut pas se passer de l??Amérique»[22]. Ainsi, dÚs le début de cet Etat,  le nationalisme religieux a servi  de ciment pour la nation. Ce rÎle d??unification dont jouissait la religion aux Etats-Unis apparaît clairement dans la devise nationale  « One Nation Under God » et la  devise « In God we trust » gravée sur les piÚces de monnaie depuis 1864[23].  Autres exemples : lors de son inauguration, le président des Etats-Unis prononce son serment sur la Bible et ce sont les priÚres qui marquent le début des sessions du CongrÚs.

Tocqueville conclut que «aux Etats-Unis il n??y a pas une seule doctrine religieuse qui se montre hostile  aux institutions démocratiques et républicaines. Tous les clergés y tiennent le même langage, les opinions y sont d??accord avec les lois, et il  n??y rÚgne pour ainsi dire qu??un seul courant dans l??esprit humain»[24].

Les Etats-Unis se sont efforcés d??assurer l??indépendance du religieux vis-à-vis du politique. Selon Tocqueville, non seulement cela n??a pas affaibli la religion aux Etats-Unis mais a bien au contraire renforcé sa position au sein de la société américaine : « Le zÚle religieux, disait-ils, doit s??éteindre à mesure que la liberté et les lumiÚres augmentent. Il est fâcheux que les faits  ne s??accordent point avec cette théorie?tandis qu??en Amérique on voit l??un des peuples les plus libres  et les plus éclairés du monde remplir avec ardeur tous les devoirs extérieurs de la religion »[25]. Tocqueville observe en effet que les Etats-Unis sont un Etat fondé sur la séparation du spirituel et du temporel « je reconnus avec surprise qu??ils -prêtres- ne remplissent aucun emploi public. Je n??en vis pas un seul dans l??administration?»[26], mais que la religion constitue une force sociale et politique puissante et influente[27]. La religion, dans ce contexte, devient pour Tocqueville le principal correctif nécessaire pour instruire et diriger la démocratie.

Cette séparation entre L??Eglise et L??Etat constitue en réalité un avantage pour les différentes religions présentes parce que certes indépendantes, elles dépendant

uniquement de leurs propres moyens, mais elles s??intÚgrent dans le jeu démocratique et acquiÚrent ainsi une légitimité. Alors, la religion sera la premiÚre institution porteuse de la démocratie, caractÚre premier de la modernité américaine.

4- Religion  compatible à la modernité

 Contrairement à la thÚse selon laquelle la modernité entraînerait obligatoirement le « désenchantement du monde[28]« , les Américains peuvent être qualifiés de plus religieux que les autres Occidentaux. De nombreux  auteurs font le même constat. Roger Finke et Rodney Stark (1997) suggÚrent que le niveau d??adhésion religieuse n??aurait cessé d??augmenter, passant de moins de 20% au moment de l??indépendance à 34% en 1860, puis 51% en 1961 (…) 62% en 1980, et autour de 70% à la fin du XXÚme siÚcle[29]. Cette particularité religieuse est d’autant plus étrange qu’aux Etats-Unis, la science et les techniques ont toute leur place, que cette société dite moderne se caractérise mieux que d’autres par un matérialisme relativement prononcé et par un pragmatisme bien ancré dans les mentalités. La religion est pour les Américains, qui croient en la politique et en la démocratie, la premiÚre institution politique, car si « elle ne leur donne pas le goût de la liberté, elle leur en facilite l??usage»[30]. Si certains américains n??ont plus la foi en leur religion, Tocqueville reste  convaincu qu??ils ont la foi dans l??importance de la religion pour le maintien de la république.  

Même dans les années ou la pratique religieuse a baissé dans les pays développés, une enquête en 1986 révÚle que  90% des américains s??estiment  liés à une confession, que 70% se déclarent affiliés à une église, que  58% ont recours à la priÚre une fois  par jour au moins et que 72% refuseraient leurs suffrages à un candidat  athée à la Maison-Blanche [31].  Selon une enquête plus récente réalisée par l??institution Gallup, toutes les grandes religions sont représentées, 74% des américains du Sud se disent membres actifs d??une église, et 76% dans le Midwest, régions connues sous le nom de Bible Belt[32].

Cette vitalité religieuse  trouve ses origines dans la création de la nation américaine. Tocqueville précise dans ces écrits comment, au moment de la fondation de la nation, la diversité religieuse a permis de ne pas se retrouver dans une situation de rivalité entre le spirituel et le politique. Les congrégations religieuses ont ainsi conservé des fonctions sociales aussi importantes que la santé, l’éducation et la solidarité ; fonctions qui sont plus facilement passées aux mains de l’Etat dans les nations européennes.  Dans les pays ou l’offre religieuse  relÚve d’un monopole,  la personne qui pour une raison ou une autre ne peut accepter le dogme dominant opte généralement pour la solution du désengagement vis à vis de la sphÚre religieuse.  En revanche, le caractÚre pluriel de la religion en Amérique met le citoyen devant plusieurs choix, ce qui fait qu??on remarque souvent que les citoyens américains changent d??église, de secte, de congrégation, mais ils quittent rarement la religion.   

5- Religion : un bien à consommer

L??observation des  pratiques sociales  aux Etats-Unis affirme que le fait religieux a intégré le principe de la consommation. L??évangélisme regroupant les dominations classiques les plus conservatrices doivent leur croissance grandissante, depuis les années quatre-vingt,  à la forte utilisation des  médias modernes, notamment la télévision (d??où le terme de télé-évangélisme[33]).

 Répondant à la demande religieuse américaine, les télés-évangélistes dotés d??un fort charisme, offrent des recettes simples, une foi rassurante, prêchent le retour aux m?urs religieuses, tout en orientant la pratique religieuse vers l??accomplissement de soi et la réussite dans l??ici-bas.  Le prédicateur de la Caroline du Nord, Billy Graham, à la tête d’une multinationale de l’évangélisation, la Billy Graham Evangelistic Association, a joué un rÎle particulier dans l??affichage des « évangéliques » sur la scÚne religieuse américaine et mondiale[34].  D??autres télé-évangélistes, tels que Pat Roberston, Jerry Falwell et James Dobson[35], adoptent des méthodes de marketing. Afin de conquérir le plus d??américains, ils sont tout à fait à l??aise avec les méthodes utilisées par les grandes corporations modernes pour adapter leur produit religieux au marché.

La croissance dans la consommation de croyances religieuses se traduit, clairement, par l’aménagement des  Méga-Eglises qui peuvent accueillir plus de 15000 fidÚles, les « megachurches » ou encore « country-clubs churches » qui incluent, outre l’édifice religieux, une gamme de services et d’activités. On y trouve une garderie, une bibliothÚque, des activités sportives, des évÚnements culturels, des salles de concert et de spectacle, des shows musicaux et une cafétéria. Ces  services offerts par ces Méga-Eglises incitent les individus et les familles à passer la journée du dimanche dans une megachurch.  Ainsi ces paroisses   contribuent à créer des emplois pour les jeunes et pour les personnes du troisiÚme âge. Elles représentent la forme la plus récente et la plus novatrice d??adaptation du protestantisme à la culture contemporaine[36]. Les Mégas-Eglises ne ressemblent en rien aux institutions religieuses traditionnelles. Elles sont de gigantesques bâtiments sans aucun signe religieux ni à l??intérieur ni à l??extérieur. Le développement rapide qu??elles ont connu signale qu??elles satisfont un besoin.

On peut toutefois se demander si dans cette société de consommation de biens religieux, la mégachurch ne représente pas  une nouvelle forme de croisades et si la religion ou/et la culture qui à plus de moyens ne peut que dominer la culture ou/et la religion qui manque de moyens ?

Reste à avouer que le modÚle américain peut être appliqué sur la scÚne international, caractérisée, elle aussi, par le pluralisme religieux violent. Théoriquement, le dialogue interconfessionnel est toujours à la mode. Les rencontres mondiales des religions pour la paix, fortement médiatisées, sont censées apporter au monde le reflet des grandes religions universelles oeuvrant pour le dialogue. Ces rencontres (Bruxelles, Rome, Varoise, Bari et de Malt?) cherchent à donner l??image des communautés religieuses comme artisans de paix , réunissant toujours, plus d??une centaine de responsables religieux et plus d??une dizaine de confessions différentes. Ces hommes religieux disaient, toujours, entre autre : «En tant qu??homme des religions, nous nous engageons à prêcher la paix et à éduquer les croyants au dialogue».  Alors que dans cet air ultramoderne les frontiÚres entre les communautés s??effacent, on parle même de «communautés virtuelles»[37], ce n??est pas  la guerre des religions qu??il faut éviter, mais il faut plus de paix sociale.

Bibliographie

Fath Sébastien, Dieu bénisse l??Amérique, la religion de la maison Blanche, Paris, Seuil, 2004, 297 pages.

Pauwels Marie-Christiane, Civilisation américaine, Paris, Hachette, 2001,159 pages.

Richet Isabelle, La religion aux Etats-Unis,  Paris, PUF,  2001, 127 pages.

Tocqueville Alexis de, De la démocratie en Amérique, T. I, Paris, Gallimard, 1961, 631pages.


[1] «La religion américaine est originale» in,  Marie-Christiane Pauwels, Civilisation américaine,? p.106.

[2] p.5

[3] p.6

[4] p.7

[5]p.10

[6] p.40

[7] p.102

[8] p.21

[9] p.108

[10] p.18,  J.L. Schlegel, Individualisme et religion dans la société contemporaine, in collectif, Le religieux en occident : pensée et déplacements, publications des facultés universitaires Saint-Louis, 1988, 151 p.

[11] p.67

[12] p.74

[13] p.73

[14] p.84

[15] p. 80, Gérard Raulet, Rationalisation et pluralité des rationalités,  in Archives de sciences sociales des religions, Max Weber, la religion et la construction social, N° 127, CNRS, 2004, 124 p.

[16] p.75

[17] p.83

[18] p.83

[19] Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique,? p.434.

[20] p.102

[21] p.108

[22] p.107

[23]Marie-Christiane Pauwels, Civilisation américaine,? p.107.

[24]Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique,? p. 429.

[25],  Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique ? p.437

[26],  Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique ? p.437

[27] Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique ? p.430

[28] Max Weber parlera de «désenchantement du monde» pour qualifier la tendance à la rationalisation de la pensée et des pratiques sociales. Ce processus devait mettre fin au rÚgne des dieux, qui «enchantent » l??esprit des hommes traditionnels.

[29] Sébastien Fath, Dieu bénisse l??Amérique, la religion de la maison Blanche,? p.175

[30] Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique? p.434

[31] p.141, S. dir. Jean Marie Bonnet et Bernard Vincent, livre à Nanterre U. histoire, Ed. presses   Nancy, 1989, 181p.

[32] Marie-Christiane Pauwels, Civilisation américaine,? p.105

[33] Marie-Christiane Pauwels, Civilisation,? p.111

[34] Sébastien Fath, Dieu bénisse l??Amérique, la religion de la maison Blanche,? p.89

[35] Marie-Christiane Pauwels, Civilisation américaine,? p.111

[36] Sébastien Fath, conférence, «Les Etats-Unis, entre vitalité religieuse et sécularisation»,  le 22 février 2006, à l??IESR.

[37] O. Roy, l??islam mondialisé, Seuil, 2002, 209 pages.

Référence :

CHIHAB Youssef, «Présentation de l??ouvrage de Richet Isabelle, La religion aux Etats-Unis,    Paris, PUF,  2001,127 p», Revue Centre Euro-Méditerranéen de l??Etude de l??Islam Actuel (CEMEIA) [En ligne], Avril 2011.

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